UN TICKET-RESTAURANT BIENTÔT PLUS AVANTAGEUX POUR LES SALARIÉS ?

JEAN-VICTOR SEMERARO  PUBLIÉ LE 25/10/2019

Les députés viennent de voter un amendement au projet de loi de finances pour que la part des titres-restaurant prise en charge par les entreprises et exonérée de cotisations sociales suive davantage la hausse des prix à la consommation.

C’est un amendement – adopté – au projet de loi de finances qui devrait avoir des conséquences positives pour les 4 millions de salariés qui utilisent chaque jour un ticket-restaurant. Sur proposition de la députée Les Républicains Véronique Louwagie, le parlement a acté le changement d’indice de référence qui sert de base à la revalorisation de la part patronale – exonérée de cotisations sociales – du titre-restaurant. Exit l’indexation sur la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu (article 81, 19° du Code général des impôts). Désormais, la part patronale sera fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC). Pour rappel, les entreprises fixent librement le montant du titre-restaurant, mais, à ce jour, la loi les exonère de cotisations sociales seulement jusqu’à 5,52 euros sur chaque « ticket-restau ».

Avec le changement d’indice, l’évolution à la hausse de ce plafond devrait être plus rapide et, in fine, le pouvoir d’achat des salariés, amélioré…“Si la revalorisation avait été fonction de cet indice depuis 2015, la progression de la part patronale aurait été deux fois plus rapide”, assure la députée Véronique Louwagie à Capital. En pratique, le plafond aurait grimpé de 38 centimes d’euros, contre 19 centimes, avec le système actuel.

Prenons l’exemple d’un salarié qui travaille 218 jours par an et qui perçoit un ticket restaurant de 10 euros par jour travaillé. Avec le changement d’indice, il aurait gagné 41 euros de pouvoir d’achat sur une année. Pour rappel, l’entreprise est légalement tenue de prendre à sa charge entre 50 et 60% du prix du ticket restaurant. Logiquement, le montant fixé dans chaque société dépend du plafond d’exonérations sociales dont bénéficie l’employeur. De son côté, le salarié doit payer entre 40 et 50% du coût du titre de restauration. “Par rapport au coût de l’alimentaire, l’avantage du ticket-restaurant était en train de s’étioler pour les salariés. C’est une mesure qui va dans le bon sens”, salue Bénédicte Caron, vice-présidente nationale de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

https://www.capital.fr/votre-argent/un-ticket-restaurant-bientot-plus-avantageux-pour-les-salaries-1353709

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.