Arkéa. Lebranchu répond à ses détracteurs

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Interpellée sur les réseaux sociaux, Marylise Lebranchu confirme que le siège de son association « Restons mutualistes », est hébergé par la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM). « Je souhaitais un appui matériel. J’ai trouvé normal de domicilier le siège social à la Confédération. J’aurais choisi de le domicilier dans l’une ou l’autre des fédérations, on aurait pris cela aussi pour de la provocation », explique-t-elle.

De son côté, Arkéa estime que « l’association « Restons mutualistes » n’est ni plus ni moins qu’un instrument à la main de la CNCM et sans aucune indépendance comme l’illustrent notamment sa domiciliation et son objet ». La banque bretonne relève que l’association de Marylise Lebranchu « s’engage à respecter les statuts et règlements de la CNCM et à se soumettre à son contrôle ».

« Je ne suis pas banquière. Je ne suis pas juriste. Je suis juste engagée pour mon territoire et je crée cette association en tant que sociétaire et personne physique », répond Marylise Lebranchu. « Quand j’ai commencé à réfléchir à cette question de créer une association, je voulais avoir l’adhésion des présidents des autres fédérations du Crédit mutuel. Dans le même temps, je voulais rassurer tout le monde sur ma capacité à juger des aspects bancaire et financier. Il me fallait un appui.

Et comme la Confédération a adhéré en tant que telle à l’association à l’unanimité moins deux voix (celle d’Arkéa et celle de la fédération de Laval qui a réservé sa réponse), je lui ai demandé un hébergement pour faire la première réunion », ajoute l’ancienne ministre.

« Retrouver un débat serein »

 

Sur le conflit entre la Confédération et Arkéa, Marylise Lebranchu souhaite « retrouver un débat serein pour que la Bretagne reste à l’intérieur du Crédit mutuel. La Confédération n’est pas un ennemi. Arkéa n’existerait pas s’il n’y avait pas la CNCM. Arkéa est né et a grandi grâce à elle ». « Comme je n’ai pas encore déposé les statuts, il est possible de changer de siège social mais à mon sens ce n’est pas un sujet », conclut l’ex-élue du Finistère.

Publié le 12 juillet 2018 à 19h00
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