Crédit Mutuel Arkéa : Pascal Durand met en garde contre le divorce

Capture d’écran 2018-02-16 à 12.05.13.png

Perte de la marque, affaiblissement de la banque… 120 administrateurs de caisses locales et des salariés du Crédit Mutuel Arkéa sont venus écouter, jeudi soir à Rennes, les arguments de Pascal Durand. Le directeur général de la confédération du Crédit Mutuel a mis en garde contre le divorce souhaité par la fédération régionale (Bretagne et Sud-Ouest). Il n’a pas convaincu même si certains, dans l’auditoire, partagent ses craintes.

Salariés ou administrateurs de caisses locales, ils étaient 120 réunis ce jeudi soir au Novotel Alma de Rennes pour entendre les arguments de Pascal Durand. « Mon boulot c’est de défendre l’unité de nos 2107 caisses locales, 11,7 millions de clients et 18 fédérations régionales ».

Arkéa moins solide en cas de crise

Pour le directeur général de la Confédération nationale, Crédit Mutuel Arkéa va laisser des plumes s’il persiste à vouloir divorcer. « Vous allez perdre la marque Crédit Mutuel, vos ratios de solidité financière vont s’affaiblir et vous ne pourrez plus compter sur la solidarité entre les fédérations, en cas de crise. »Il a réaffirmé les valeurs de la banque mutualiste : « Nous ne sommes pas une boîte capitaliste, notre philosophie c’est de s’associer pour être plus fort ensemble. »

« Politique de la chaise vide »

Sa mission, c’est justement de défendre cette marque et cette unité, gages de crédibilité « vis-à-vis des autorités de régulation bancaire ». Le DG déplore au passage « la politique de la chaise vide des dirigeants d’Arkéa qui refusent depuis des mois de siéger aux conseils d’administrations de la confédération nationale ».

Salariés inquiets

Sauf que la plupart des personnes présentes pensent tout autrement. « Nous avons les moyens de notre indépendance et suffisamment de fonds propres pour y accéder », assure l’administrateur d’une caisse locale. Un salarié pointe « les risques pour l’emploi inhérents à la centralisation des services, un rapport du Syndex recense 3 800 salariés en doublons ».

« Que s’est-il passé ? »

Pascal Durand, directeur général de la confédération du Crédit Mutuel, lors d’une réunion d’information ce jeudi soir à Rennes: « Notre ADN c’est de se parler, mettons les choses à plat ! » @Ouest-France.

Pascal Durand salue les performances d’Arkéa « qui a multiplié par deux son bilan depuis 2008 ». Mais il prévient : « La marque Crédit Mutuel continuera d’exister en Bretagne et dans le Sud-Ouest, malgré le départ d’Arkéa ».Christelle Guérin, une salariée, a pris le micro pour crier son désarroi et sa colère : « En 2016, nos administrateurs ont réaffirmé leur attachement viscéral à la marque Crédit Mutuel, que se passe-t-il aujourd’hui ? Je ne comprends plus ! »

« Qui va décider au final »

Même interrogation chez ce représentant de la caisse du Crédit Mutuel enseignant en Ille-et-Vilaine, opposé à la scission : « Que va-t-on dire aux sociétaires, qui va décider finalement ? »Pascal Durand s’est dit prêt à organiser d’autres réunions en Bretagne, pour permettre à chacun « de faire un choix éclairé ».

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.