Frédéric Ranchon: «Quitter Arkéa était la seule décision à prendre»

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Au plus tard, le 1er janvier 2020, le Crédit Mutuel Massif central quittera officiellement le groupe Arkéa pour rester Crédit Mutuel. Cette décision, difficile, mais nécessaire, résulte d’un constat largement partagé par les élus fédéraux du Massif central. Depuis deux ans, Arkéa nous envoie en effet de nombreux signes selon lesquels le projet d’indépendance défendu par Jean-Pierre Denis est, en réalité, synonyme d’une centralisation excessive au profit du siège situé à Brest, et d’une perte évidente de notre autonomie. Autant d’évolutions qui nous paraissent inacceptables.

Un engagement respecté, une décision transparente

Cette décision a été prise en toute transparence. Le 22 juin 2017, j’ai été élu à la tête du Crédit Mutuel Massif central sur trois engagements forts : œuvrer pour l’unité du Crédit Mutuel, en restant attachés à notre nom de marque retrouver un siège à la confédération retrouver, enfin, un système de facturation de nos caisses locales qui mette fin au véritable hold-up prévu par Arkéa afin de transférer les fonds propres de nos caisses vers le siège breton.

Au cours d’une campagne qui a duré six mois, je m’étais engagé à demander à notre conseil d’administration de se prononcer sur le maintien au sein d’Arkéa ou la convergence vers le CM11-CIC, qui regroupe pas moins de 11 fédérations d’envergure. Dont acte. Dès le 27 juin 2017, 82 % des élus fédéraux de nos trente caisses locales ont décidé de rejoindre le CM11-CIC. Leur choix est sans appel. Nos élus, condamnés à n’avoir plus aucun rôle stratégique et cantonnés à l’animation de la vie locale associative, ont bien compris les dangers du projet porté par Jean-Pierre Denis.

Les vraies intentions de Jean-Pierre Denis : centralisation et mort du mutualisme

Contrairement à ce que les dirigeants d’Arkéa se plaisent à répéter, leur projet de sécession tourne le dos aux valeurs mutualistes qui fondent notre groupe depuis sa création. S’ils parviennent à leurs fins, Arkéa deviendra une banque capitalistique comme une autre. Le cœur de leur projet, c’est la disparition pure et simple des caisses locales, et le basculement vers un modèle hypercentralisé : tout l’inverse du modèle actuel, qui n’a pourtant plus à faire ses preuves.

Le modèle Crédit Mutuel, qui est aujourd’hui à la fois un mouvement et une banque, se retrouvera scindé en deux : d’un côté, les opérations de banque et les investissements seront plus centralisés que jamais, entre les mains de quelques dirigeants à Brest de l’autre, les futures « sociétés coopératives locales », qui remplaceront les caisses actuelles, se contenteront de distribuer les produits Arkéa. De simples coquilles vides, sans activité bancaire, sans autonomie et sans aucun pouvoir de décision.

Au-delà de la centralisation voulue par Jean-Pierre Denis, son projet, dévoilé le 29 juin dernier, recèle de graves dangers. Avec la disparition des caisses locales disposant d’un statut d’établissement de crédit, c’est le principe même de solidarité qui vole en éclat : la solidarité inter-caisses, mais aussi, avec le départ du groupe Crédit Mutuel, la solidarité intergroupe. En cas de difficulté, en cas de nouvelle crise financière, au cœur de la tempête, qui viendra au secours du frêle esquif que sera devenu Arkéa ?

Si Arkéa fait cavalier seul, la notation de la future banque pourrait être dégradée de deux crans, ce qui rendra le coût de l’argent plus cher pour le nouvel ensemble. Le coût de son refinancement et les dommages dus au Crédit Mutuel pèseront également sur ses comptes et sur sa compétitivité. Enfin, la perte de la marque Crédit Mutuel, marque bancaire préférée des Français, pourrait achever de fragiliser la future banque.

Le trouble jeu de Jean-Pierre Denis

Ces dangers, réels, Jean-Pierre Denis les balaie de la main. Il veut sa banque, quel qu’en soit le prix, et veut la contrôler intégralement avec ses seuls amis. Pour obtenir gain de cause et continuer de s’octroyer des rémunérations dignes de PDG du CAC 40, les dirigeants d’Arkéa sont prêts à tout sacrifier sur l’autel de l’ambition personnelle. Jusqu’à raconter tout et son contraire pour convaincre leurs interlocuteurs de la validité de leur projet.

Ainsi, après avoir juré, en octobre 2016, ne pas avoir l’intention d’abandonner la marque Crédit Mutuel, Jean-Pierre Denis est revenu sur ses propres paroles en janvier dernier. Après avoir critiqué la centralisation dont ferait preuve le Crédit Mutuel, il présente un projet encore plus centralisé. Après avoir prétendu défendre l’emploi, il n’a, à ce jour, pris aucun engagement en ce sens — et menace notre caisse d’un plan de restructuration. Après avoir, non sans mépris, répété à qui voulait l’entendre que le Crédit Mutuel Massif central ne représentait que 3 % des fonds propres d’Arkéa, il met tout en œuvre pour l’empêcher de rejoindre le CM11-CIC.

Pour le Crédit Mutuel Massif central, quitter Arkéa était la seule décision à prendre. L’incertitude et les menaces qui planent sur le projet d’indépendance porté par Jean-Pierre Denis nous l’imposaient. Nous ne l’avons pas fait par ambition personnelle, mais dans l’intérêt de nos sociétaires et de nos collaborateurs. Parce que nous sommes convaincus que les valeurs mutualistes et coopératives que nous portons sont des valeurs d’avenir, et que la marque et la solidité du Crédit Mutuel, sont, plus que jamais, les vecteurs d’un succès durable, au service de l’économie locale et de nos territoires.

Frédéric Ranchon est président du Crédit Mutuel Massif central.

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Bercy conforte la gouvernance du Crédit Mutuel

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ARKEA : Michel SAPIN contre une scission

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Ouest France 24 juillet 2018

Arkéa : Lebranchu milite pour le maintien au sein du Crédit Mutuel

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L’ancienne ministre Marylise Lebranchu a annoncé la création du mouvement associatif « Restons mutualistes », groupe de soutien à la Confédération nationale du Crédit Mutuel dans le conflit l’opposant à Arkéa.

Le groupe Arkéa, qui regroupe à ce jour le Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, mène actuellement un processus de sortie du Crédit Mutuel. Les caisses locales du groupe Arkéa doivent être consultées à l’automne sur le scénario détaillé de sortie.

Une nouvelle personnalité s’est invitée dans ce conflit la semaine passée : l’ancienne ministre socialiste Marylise Lebranchu a pris la pris la présidence du tout nouveau mouvement associatif « Restons mutualiste », qui regroupe selon son communiqué des sociétaires, clients et salariés des Crédits Mutuels de Bretagne et du Sud-Ouest. « Le Crédit Mutuel, c’est un siècle de réussite et une très grande autonomie des fédérations », développe-t-elle dans ce même communiqué. « Alors pourquoi renier notre histoire mutualiste et renoncer à ce qui fonctionne, le Crédit Mutuel de Bretagne et le Crédit Mutuel du Sud-Ouest ? »

Cette prise de position de l’ancienne élue bretonne a logiquement déplu dans le camp Arkéa. Des internautes ont interpellé Marylise Lebranchu sur les réseaux sociaux en soulignant que le siège de son association Restons mutualistes est hébergé par la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM). L’ex-ministre l’a confirmé au Télégramme, tout en cherchant à dissocier sa démarche de la CNCM : « Je ne suis pas banquière. Je ne suis pas juriste. Je suis juste engagée pour mon territoire et je crée cette association en tant que sociétaire et personne physique. » Dans le même article, le quotidien régional cite une source interne au groupe Arkéa, qui estime que cette association « n’est ni plus ni moins qu’un instrument à la main de la CNCM et sans aucune indépendance ».

Benoît LETY
En savoir plus sur https://www.cbanque.com/actu/68981/arkea-lebranchu-milite-pour-le-maintien-au-sein-du-credit-mutuel#Xz7S0XVI8zhxS0YE.99

 

Du rififi entre CMB-Arkea et Marylise Lebranchu

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Dans la bataille engagée entre le CMB Arkea et la Confédération nationale de Crédit mutuel, la classe politique bretonne a joué jusqu’ici la carte de la solidarité régionale avec la banque bretonne.

Le président du conseil régional Loïc Chesnais-Girard a clairement apporté son soutien et une tribune co-signée par 121 personnalités régionales a ajouté un socle solide à la démarche engagée par le groupe Arkéa. Dans le monde politique, l’adhésion n’est toutefois pas unanime mais ceux qui s’interrogent sur cette stratégie qui prend quelques distances avec les bases du mutualisme ont choisi la voix de la neutralité.

Marylise Lebranchu est donc la première personnalité politique régionale à mettre les pieds dans le plat. Elle a annoncé la création d’une association « Restons mutualistes » dont l’intitulé résume l’objet. Dans une interview exclusive au Télégramme, elle dit ne pas comprendre l’objet de cette scission, affirme qu’Arkea dispose d’une totale indépendance et que la confédération constitue un filet de protection et non une menace. Et en tant que sociétaire de la banque, elle s’inquiète des risques de renoncement au mutualisme, cet « état d’esprit » qui rend les sociétaires propriétaires de leur caisses.

Question d’adresse

L’ex-ministre mêle ainsi sa voix à celle de certains syndicalistes, salariés et sociétaires qui contestent, eux aussi, la démarche engagée par les dirigeants. La voie ouverte est si exceptionnelle et audacieuse qu’elle ne peut pas faire l’unanimité.

Mais dans ce geste d’engagement en faveur du mutualisme, l’ex-ministre a tout de même eu une drôle d’idée : le siège de son association est hebergé par la Confédération nationale de Crédit Mutuel. Autrement dit chez les adversaires désignés des dirigeants du groupe Arkéa, avec qui le bras de fer est engagé. Toutes proportions gardées, c’est comme si l’arbitre du match France-Croatie était hébergé durant tout ce week-end chez Noël Le Graët.

L’idée est saugrenue et le résultat sans surprise : sur les réseaux sociaux, l’ex-ministre bretonne se fait sévèrement tacler, même si elle donne l’occasion à d’autres voix de s’élever contre la démarche des dirigeants d’Arkéa. Elle considère normal d’avoir domicilié le siège social à la Confédération nationale car elle dit avoir besoin d’un soutien matériel, démarche que les dirigeants d’Arkea qualifie purement et simplement « d’instrument à la main de la CNCM ».

La ministre a précisé dans la foulée qu’elle n’a pas encore déposé ses statuts et qu’elle va peut-être changer d’adresse. En l’occurrence, il faut bien reconnaître qu’effectivement, elle n’a pas fait preuve de beaucoup d’adresse…

René Perez
13 juillet 2018, René Perez
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Arkéa. Lebranchu répond à ses détracteurs

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Interpellée sur les réseaux sociaux, Marylise Lebranchu confirme que le siège de son association « Restons mutualistes », est hébergé par la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM). « Je souhaitais un appui matériel. J’ai trouvé normal de domicilier le siège social à la Confédération. J’aurais choisi de le domicilier dans l’une ou l’autre des fédérations, on aurait pris cela aussi pour de la provocation », explique-t-elle.

De son côté, Arkéa estime que « l’association « Restons mutualistes » n’est ni plus ni moins qu’un instrument à la main de la CNCM et sans aucune indépendance comme l’illustrent notamment sa domiciliation et son objet ». La banque bretonne relève que l’association de Marylise Lebranchu « s’engage à respecter les statuts et règlements de la CNCM et à se soumettre à son contrôle ».

« Je ne suis pas banquière. Je ne suis pas juriste. Je suis juste engagée pour mon territoire et je crée cette association en tant que sociétaire et personne physique », répond Marylise Lebranchu. « Quand j’ai commencé à réfléchir à cette question de créer une association, je voulais avoir l’adhésion des présidents des autres fédérations du Crédit mutuel. Dans le même temps, je voulais rassurer tout le monde sur ma capacité à juger des aspects bancaire et financier. Il me fallait un appui.

Et comme la Confédération a adhéré en tant que telle à l’association à l’unanimité moins deux voix (celle d’Arkéa et celle de la fédération de Laval qui a réservé sa réponse), je lui ai demandé un hébergement pour faire la première réunion », ajoute l’ancienne ministre.

« Retrouver un débat serein »

 

Sur le conflit entre la Confédération et Arkéa, Marylise Lebranchu souhaite « retrouver un débat serein pour que la Bretagne reste à l’intérieur du Crédit mutuel. La Confédération n’est pas un ennemi. Arkéa n’existerait pas s’il n’y avait pas la CNCM. Arkéa est né et a grandi grâce à elle ». « Comme je n’ai pas encore déposé les statuts, il est possible de changer de siège social mais à mon sens ce n’est pas un sujet », conclut l’ex-élue du Finistère.

Publié le 12 juillet 2018 à 19h00
le télégramme

ARKEA . La charge de Marylise Lebranchu

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Des Bretons se mobilisent contre le projet de scission du Crédit mutuel Arkéa

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Crédit Foncier : les syndicats appellent à une grève nationale

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Dans un communiqué, l’Intersyndicale du Crédit Foncier appelle les salariés à se mettre en grève, mercredi 11 juillet, pour protester contre le projet d’extinction de l’enseigne spécialisée dans le crédit immobilier.

La nouvelle a été confirmée le 26 juin dernier : BPCE, actionnaire unique, prépare un « projet d’intégration des activités et des équipes » du Crédit Foncier au sein d’autres entités du groupe bancaire. Ce qui signifie, en résumé, la disparition de la marque et du réseau de l’enseigne spécialisée, dont le « modèle d’établissement spécialisé sur le seul segment du financement immobilier n’est plus adapté ni compétitif, principalement en raison d’une absence de bancarisation des clients et d’un refinancement exclusif sur les marchés financiers », justifie BPCE.

Malgré la promesse de BPCE que « tous les collaborateurs dont le poste serait supprimé se verraient proposer un poste au sein de l’une des entreprises du groupe (Banques Populaires, Caisses d’Epargne, Natixis, Banque Palatine, BPCE SA) », l’intersyndicale du Crédit Foncier – qui regroupe la CFE-CGC, la CFDT, la CFTC, SU-SNA et FO – est inquiète. Elle craint notamment la suppression, à terme, de 2 200 emplois sur les 2 400 existants. Dans un communiqué publié aujourd’hui lundi 9 juillet, elle alerte également sur « l’impact qu’aura pour les Français le démantèlement engagé par la BPCE de l’acteur historique du financement de l’accession sociale à la propriété ».

Pour faire entendre la voix des salariés et « alerter l’opinion publique », les syndicats lancent donc un appel à la grève nationale, mercredi prochain 11 juillet, avec un rassemblement à 8h30 au siège de Charenton-Le-Pont, où se déroulera un comité d’entreprise extraordinaire.

Formation : les banques face au défi des métiers de demain

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La grande majorité des équipes de la banque de détail vont devoir changer de métiers dans les prochaines années. Les compétences relationnelles vont monter en puissance face aux expertises techniques.

Obligées d’accélérer la restructuration de leurs réseaux d’agences et leurs projets digitaux , les banques françaises entrent en parallèle dans une autre phase clef de leur mue numérique : celle de la formation. « Au total, 3.450 postes vous disparaître, dont 2.500 sur la période 2018-2020 dans le réseau de Société Générale. Mais à côté de cela, il y a un travail qu’on voit moins c’est celui que nous menons pour assurer une montée en expertise du reste de nos équipes », atteste  Laurent Goutard , qui dirige la banque de détail Société Générale.

De fait, la banque s’attend à un véritable big bang dans ses besoins, tant en coulisse dans les back-offices que dans les agences face aux clients, avec l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée. « On estime que trois quarts de nos collaborateurs vont changer de métier dans les cinq ans qui viennent », précise Stéphane Dubois, directeur des ressources humaines de la banque de détail de Société Générale. De son côté, BNP Paribas estime que le mouvement va toucher les 15.000 salariés présents en agence.

Repenser les modes de promotion

Parmi les postes bousculés par la mue numérique, il y a celui de chargé d’accueil qui commence à disparaître mais aussi celui de directeur d’agence en pleine transformation. « Leur métier sera complètement différent demain car davantage centré sur l’animation d’équipes », explique Stéphane Dubois.

En parallèle, les modes de promotion et d’évolution professionnelle dans le réseau Société Générale vont être chamboulés : « pour privilégier la compétence, nos conseillers garderont leur poste plus longtemps que les 3 ans de rigueur dans le réseau. La promotion doit passer par d’autres vecteurs que la mobilité », ajoute-t-il.

Dans ce contexte, pour donner de la visibilité à ses salariés, Société Générale mise sur une plateforme d’autoévaluation à la disposition de ses salariés : baptisée « MonJob2020 », celle-ci permet de faire un bilan de compétences. « L’outil répond à la question : voilà où j’en suis aujourd’hui par rapport au métier que je veux faire à l’avenir. Nous voulons donner de la visibilité à nos collaborateurs car la transformation que nous vivons est anxiogène », détaille  Laurent Goutard .

Développer les compétences relationnelles

Chez BNP Paribas également, la formation des salariés a connu un coup d’accélérateur. « Le monde évolue de plus en plus vite, et les compétences aussi. De plus les besoins des clients – de banque ou ailleurs – évoluent aussi car ils accèdent à toutes sortes d’informations par internet. Il recherche chez nos conseillers des conseils à forte valeur ajoutée et un accompagnement humain », suggère Frédéric Aubineau, responsable du développement des compétences pour la banque de détail de BNP Paribas en France.

Dans le détail, la banque travaille donc sur les compétences relationnelles « tout ce qui permet d’améliorer la satisfaction client », souligne Frédéric Aubineau, l’amélioration de l’expertise, par exemple dans le domaine de l’épargne financière, ou de l’ingénierie d’un crédit, et enfin sur la réglementation. « Les équipes en agence se trouvent en première ligne, puisque c’est là que les métiers évoluent les plus vite », reprend Frédéric Aubineau.

De nouveaux outils de formation

Pour déterminer de façon individualisée les besoins en formation continue, la banque administre chaque année un quiz d’une centaine de questions. « La restitution est faite au collaborateur par le manager qui est là pour interpréter les résultats et orienter vers les formations nécessaires », explique Frédéric Aubineau.

Du point de vue des outils aussi, la numérisation chamboule les habitudes. La banque propose des innovations aux salariés, comme cette plate-forme interne de vidéos pédagogiques baptisée my.campusTube. Depuis le début de l’année 14.000 salariés s’y sont connectés pour 27.000 « vus ». Autre projet, à la mi-juillet la banque a prévu de lancer un « compagnon numérique » (co-créé avec la start-upCelestory), un module de « chat » censé répondre aux questions et s’adapter au profil de chaque utilisateur.

Sharon Wajsbrot et Edouard Lederer
@Sharonwaj@EdouardLederer